Pan de bois en milieu rural

Le pan de bois en milieu rural est présent dans deux secteurs de la Lorraine : la Moselle et la Meuse ; plus précisément en Argonne (région considérée dans un sens large, c'est à dire en incluant la Basse Argonne).

  • C’est dans le département de la Meuse que sont conservés les plus anciens édifices en pan de bois en milieu rural en Lorraine. La chronologie du pan de bois argonnais n'est pas chose aisée. Les arguments stylistiques font souvent défaut (décor limité). Il est manifeste que les édifices les plus anciens ne remontent pas au-delà du 15e siècle. Encore sont-ils de type urbain et très peu nombreux et ne concernent-ils qu'une commune déjà extérieure à l'Argonne (Ancerville). Les édifices du 16e siècle sont plus abondants (Mognéville, Neuville-sur-Ornain, Laheycourt, Vraincourt…). Le pan de bois argonnais, encore abondamment représenté au 18e siècle, semble disparaître vers le milieu du 19e siècle au plus tard.  A la fin du 19e siècle, il souffre déjà d'une image négative. Considéré comme une architecture pauvre, il est masqué par des enduits au ciment sur grillage qui en interdisent l'analyse. De nos jours, quand il n'est pas détruit, il est traité dans un goût pittoresque : la structure, qui n'était pas nécessairement destinée à être vue (au 19e siècle notamment), est violemment "mise en valeur" grâce à des lasures foncées d'un effet désastreux.
  • L ’enquête thématique menée par le Service régional de l’Inventaire en 1975, 1977, 1981 a concerné 10 cantons, soit 378 édifices répartis dans 95 communes situées entre les vallées de l’Aire et de la Biesme au nord et Ancerville au sud. En 1992, un complément d’enquête et un réexamen des 46 édifices jugés les plus représentatifs, permit la protection au titre des Monuments historiques de 9 d’entre eux. Un complément a en outre été mené en 2002 dans les cantons méridionaux de la zone considérée.
  • Le choix de cette étude a été dicté par l'urgence. Il s'est avéré en effet que cette architecture, particulièrement vulnérable du fait de l'abandon des savoir-faire dès le 19e siècle, était en grand danger. Nombre de bâtiments ruraux ont disparu en trente ans. D'autres ont fait l'objet de restaurations pour le moins discutables. Une petite minorité d'édifices seulement a été restaurée avec soin.

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