La collection « Images du patrimoine »

Les Images du Patrimoine, aujourd'hui au nombre de 269 ont pour but de sensibiliser le public à un message scientifique sur le patrimoine. Les textes sont rédigés à l'issue des recherches menées par les services régionaux de l'Inventaire avec, dans certains cas, la coopération des autres services patrimoniaux. Les images viennent donc en fin d'inventaire topographique et se présentent comme une anthologie d'images commentées précédée par une introduction présentant la synthèse de l’étude. En Lorraine, 25 titres ont déjà été publiés grâce au partenariat avec les collectivités territoriales. Plusieurs ont fait l'objet d'une réédition en raison du succès rencontré auprès du public.

N° 6 Cantons de Freyming-Merlebach et Saint-Avold (épuisé)

Cantons de Freyming-Merlebach et Saint-Avold (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Danuta Maniewska. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1983. - 76 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 6).

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N° 15 Cantons de Briey, Chambley-Bussières, Conflans-en-Jarnisy et Homécourt

Cantons de Briey, Chambley-Bussières, Conflans-en-Jarnisy et Homécourt (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Robert Dehlinger. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1985. - 111 p. : ill. ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 15).

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N° 21 Commercy 1986

Commercy (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jacques Guillaume, Francis Roussel. - [S.l.] : Office central de la Coopération à l'Ecole de la Meuse ; Pont-à-Mousson : Centre culturel des Prémontrés, 1986. - 63 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 21).

Chef-lieu d'arrondissement du département de la Meuse, Commercy s'est imposée dès le Moyen Age comme capitale régionale, lieu de marché et centre administratif. Longtemps partagée entre deux seigneuries, la ville connaît une histoire compliquée mêlée à des luttes d'influences entre la France et l'Empire jusqu'au XVIIe siècle, lorsque Commercy devient une terre de refuge pour le cardinal de Retz et perd son rôle stratégique au profit d'une fonction résidentielle. Ses successeurs, le prince de Vaudémont, la duchesse Elisabeth-Charlotte d'Orléans et le duc Stanislas Leszcynski, véritables mécènes, modèlent la ville dont le château et la place du Fer à cheval restent l'épicentre. A l'exception de l'église Saint-Pantaléon qui, bien que très remaniée au XIXe siècle, date du XVIe, le patrimoine architectural de Commercy est marqué par le XVIIIe siècle : ancien hôtel de ville, hôpital Saint-Charles, ancien prieuré du Breuil, château de Gaucourt. Si quelques maisons du XVIe ou XVIIe siècle méritent d'être connues, plus nombreuses sont celles du XVIIIe siècle qui s'inscrivent dans un plan homogène d'urbanisme. Enfin, le début du XXe siècle a laissé des édifices originaux représentatifs des courants artistiques les plus en vogue à l'époque, l'Art Nouveau et l'Art Déco.

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N° 26 Canton de Sierck-les-Bains 1987

Canton de Sierck-les-Bains (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Bruno Malinverno, Isabelle Pangaut. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1987. - 72 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 26).

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N° 38 Canton d'Audun-le-Roman 1988 (épuisé)

Canton d'Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Robert Dehlinger. - Metz : Ed. Serpenoise, 1987. - 55 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 38).

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N° 49 Canton de Cattenom 1988

Canton de Cattenom (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Bruno Malinverno, Isabelle Pangaut. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1988. - 79 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 49).

Le canton de Cattenom est situé au Nord-Ouest du département de la Moselle, entre Thionville et la frontière luxembourgeoise. Au carrefour du duché de Luxembourg dont il fit longtemps partie, sous l'influence spirituelle mais ausi temporelle des grandes abbayes bénédictines de Trèves et d'Echternach, ce territoire est fortement marqué par son histoire et sa situation.

On découvrira au fil des pages une architecture religieuse, civile et militaire intéressante : par exemple les clochers romans de Cattenom et d'Usselkirch, l'église gothique de Gandren la chapelle du Castel à Mondorff, la cité médiévale de Rodemack, les châteaux de Preiche et de Roussy, les originales croix de chemin dites Bildstock, l'habitat rural encore très lorrain.

Le mobilier religieux, exceptionnellement riche, est l'aspect le plus spectaculaire du patrimoine cantonal. Il est dominé par l'imposante production de l'atelier des Greff d'Altwies qui ornèrent au XVIIIe siècle de nombreuses église et chapelles de la région. La sculpture est remarquable par la diversité de son iconographie et l'orfèvrerie est représentée par plusieurs œuvre de qualité dues à des artistes trévirois.

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N° 50 Canton de Longuyon 1988

Canton de Longuyon (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Robert Dehlinger. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1988. - 80 p. : ill., plans, carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 50).

Aux portes de la "Lorraine du fer", le canton de Longuyon, avec ses vingt-deux communes et ses 15 000 habitants, présente un relief de plateau, largement entaillé par des rivières au cours pittoresque. Epargné par les transformations du monde rural au XIXe siècle et l'industrialisation des années 1880-1910, il ressemble davantage à la Gaume belge et aux cantons meusiens voisins au milieu desquels il s'avance.

Son patrimoine artistique est tout à fait méconnu, à l'exception de la collégiale de Longuyon, de la crypte romane et du château Renaissance de Cons-la-Grandville, amplement étudiés par les historiens d'art et les archéologues. Pourtant, un riche mobilier religieux et une statuaire abondante, datant généralement des dernières décennies du XVIIe siècle, méritent d'être enfin découverts, au même titre que les vestiges de la sidérurgie, qui a disparu ici dès la fin du XIXe siècle.

L'habitat rural, profondément marqué par le destin industriel de la région, se différencie par ses nombreuses maisons d'ouvriers contrastant avec les grandes fermes de céréaliculture, parfois très proches des fermes gaumaises. Les lavoirs, encore conservés en assez grand nombre, reflètent le large éventail des formes rencontrées dans le Pays-Haut ; plusieurs lavoirs-tunnel illustrent la continuité entre les cantons limitrophes d'Audun-le-Roman, de Villerupt, de Mont-Saint-Martin et le Pays gaumais.

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N° 51 Marville 1989, 2001

Marville (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset, Marie-France Jacops. - Rééd. - Metz :  Ed. Serpenoise, 2000. - 80 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 51).

La petite cité de Marville est située au sud-est du canton de Montmédy, le plus septentrional du département de la Meuse. Elle est construite sur un promontoire s'inclinant en terrasses successives à l'ouest et se dressant de l'autre côté en pentes presque abruptes sur l'Othain qui coule à ses pieds. Son histoire se fait précise à partir de Thiébaut Ier, comte de Bar, qui la gouverne de 1189 à 1214 et à qui elle doit son premier château. Les conséquences des successions, traités et partages feront de Marville et de ses dépendances, au XIIIe siècle, des Terres Communes aux comtés puis duchés de Luxembourg et de Bar. Cette double appartenance sera très bénéfique et les avantages qui en résulteront vont permettre l'édification et la conservation d'un patrimoine qui n'a pas ailleurs dans la région son équivalent. Le XVIe siècle constitue sans doute pour Marville la période la plus faste et la plus brillante de son histoire. Alors qu'autour d'elle la guerre fait rage, elle réussit à faire reconnaître et maintenir sa neutralité. Le duc Antoine de Lorraine va entretenir de bons rapports avec les deux grands antagonistes Charles-Quint et François Ier et, de ce fait, réussir à écarter les belligérants de ses états et en particulier de Marville. Le statut des Terres Communes se maintiendra jusqu'à la fin du XVIe siècle et jusqu'en 1635 pour la ville elle-même. Après quoi, elle va subir le contre-coup de la Guerre de Trente ans et être finalement abandonnée à la France par les traités des Pyrénées en 1659 et de Vincennes en 1661. Marville perd alors le statut politique privilégié qui en avait fait un îlot de paix et de prospérité. Riche de deux églises, d'un cimetière unique par le nombre de ses tombes de grande qualité, Marville l'est aussi de magnifiques demeures construites pour les personnalités qui y résidèrent, où les artistes locaux ou étrangers ont pu donner, en travaillant la pierre dorée du pays, la mesure de leur talent.

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N° 52 L'ancienne métallurgie vosgienne 1989

L'ancienne métallurgie dans le département des Vosges / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Bruno Malinverno, Jean-Pierre Doyen. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1988. - 64 p. : ill., plans, cartes ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 52).

Qui se souvient que l'actuel département des Vosges était, depuis la fin du Moyen Age jusqu'au milieu du XIXe siècle, une région à vocation métallurgique ? Pourtant, il figurait dans le peloton de tête pour la production des métaux et les témoins architecturaux de cette activité sont aujourd'hui encore nombreux et souvent spectalculaires.

Les sites industriels se répartissent dans trois zones : au Nord-Ouest, le Pays de Neufchâteau dans la vallée de la Haute Meuse où la présence de minerai de fer permit l'implantation de hauts-fourneaux ; au Nord-Est, la vallée de la Mortagne, près de Rambervillers ; au Sud enfin, dans la Vôge, la région de Bains-lès-Bains où, au fil de la Semouse, du Coney et de l'Ourche s'installèrent tréfileries, ferblanteries et aciéries alimentées par des fontes venues de Comté.

On découvrira des usines, petites ou grandes : du simple fourneau de Villouxel à la manufacture royale de fer blanc de Bains-lès-Bains, de l'aciérie de la Hutte à la tréfilerie de Blanc Murger en passant par les forges de Brouvelieures. De plus, l'architecture y est toujours originale et de qualité, qu'il s'agisse des ateliers de fabrication, des halles à charbon, des logements d'ouvriers ou de la maison du maître de forge.

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N° 70 Avioth 1990, 2000

Avioth (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset. - Rééd. - Metz :  Ed. Serpenoise, 2000. - 80 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 70).

A l'extrême nord du département de la Meuse, au milieu d'un paysage vallonné de prés, de forêts et d'étangs, la monumentale basilique d'Avioth surprend le voyageur. Au tout début du XIIe siècle, on découvrit, dans un buisson d'épines, une statue de la Vierge qui devint vite l'objet d'un important pèlerinage, à l'origine de l'imposant monument qui nous est parvenu malgré les vicissitudes d'une histoire troublée. En effet, propriété du comte de Chiny, Avioth devint au XIVe siècle possession du duché de Luxembourg dont elle suivit les destinées, jusqu'à passer sous la domination espagnole en 1556 pour son plus grand dommage. Le calme ne reviendra qu'après la prise de Montmédy par les Français en 1657. Jean Delhôtel, curé d'Avioth de 1636 à 1682, qui fut le témoin avisé de la fin de cette époque tragique, nous a laissé, en 1668, l'histoire de sa paroisse et de son église. Construite tout au long du XIVe siècle, la basilique d'Avioth est un édifice majeur. L'élégance et l'homogénéité de son architecture, l'importance du programme iconographique de la façade ouest, un mobilier en pierre du XVe siècle, des verrières du XIVe, une statuaire de grande qualité, en font un des plus beaux monuments lorrains. La basilique sert d'écrin à la statue de Notre-Dame, qui était réputée donner un "répit" aux petits enfants morts, le temps qu'on les baptise, ce qui fit d'Avioth, jusqu'au XVIIe siècle, le plus célèbre pèlerinage "à répit" lorrain. Au sud de la basilique s'élève un charmant monument du début du XVe siècle, unique en son genre, connu sous le nom de "recevresse" et qui semble bien avoir été l'"hôtel de ville" d'Avioth affranchie.

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N° 78 Grand 1990, 2001

Grand (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; Direction des antiquités. Région Lorraine ;  réd. Jean-Paul Bertaux, Chantal Bertaux, Jacques Guillaume, Francis Roussel. - Ed. rev. et corr. - Metz : Ed. Serpenoise, 2000. - 72 p. : ill., plans, cartes ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 78).

Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le village de Grand occupe le centre d'une clairière du plateau boisé des "Hauts-Pays". Rien ne laissait présager son histoire exceptionnelle et pourtant, à l'époque gallo-romaine, des milliers de pèlerins affluaient chaque année vers un sanctuaire des eaux dédié au dieu guérisseur Apollon Grannus. Un rempart à fonction symbolique ceinturait les monuments publics distribués autour du portique : la basilique avec sa célèbre mosaïque, les temples et les thermes. Construit à l'écart, l'amphithéâtre pouvait accueillir de 16 000 à 20 000 personnes.

Le site a survécu à la chute de l'Empire romain, comme l'attestent plusieurs nécropoles mérovingiennes, puis a retrouvé sa vocation religieuse avec le culte de sainte Libaire, à qui sont dédiées l'église paroissiale et trois chapelles. L'église et la chapelle du cimetière, toutes deux du XVe siècle, se distinguent par leur qualité architecturale et par leur mobilier religieux.

Bourgade prospère à l'époque moderne grâce à sa clouterie, Grand a vu son rôle économique décliner à la veille de la Révolution, mais les XVIIIe et XIXe siècles ont laissé des édifices publics : presbytère, halle, lavoirs, ainsi que la plupart des maisons et des fermes, autrefois si caractéristiques, avec leurs toits couverts de pierres plates ou "lauzes".

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N° 80 Le Pays de Bitche 1990

Le Pays de Bitche (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Didier Hemmert. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1990. - 135 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 80).

C'est sans doute à sa situation aux confins de la Lorraine orientale, entre Alsace, Palatinat et Sarre, que le Pays de Bitche, formé des cantons de Bitche, Rohrbach-lès-Bitche et Volmunster, doit d'être resté si longtemps mal connu des "Lorrains de l'intérieur". C'est pourtant une vieille terre de la Lorraine ducale, profondément marquée par les événements de l'histoire générale : guerre des paysans en 1525, guerre de Trente ans, guerres de 1870 et de 1939-1945.

Le paysage est contrasté : à l'ouest, c'est le plateau calcaire, "découvert", avec l'élevage et les cultures céréalières ; à l'est, la forêt moutonne à l'infini sur des sols gréseux, morcelée par des ruisseaux nombreux et ramifiés.

L'eau, le bois et les ressources du sous-sol ont favorisé le développement, dès le XVIe siècle, d'activités verrières et métallurgiques. Si la Seconde Guerre mondiale a porté un coup fatal à la sidérurgie,  l'industrie du verre, en revanche, a survécu et constitue, grâce à ses productions de luxe, l'un des fleurons de l'art de la table en France.

Une forte empreinte religieuse, présente dès l'Antiquité, est lisible dans le paysage : au cœur de la forêt, des rochers sculptés témoignent des cultes rendus aux dieux du panthéon romain et aux dieux indigènes, tandis que les croix de chemin, élevées en très grand nombre depuis le XVIIIe siècle, sacralisent l'espace et manifestent la foi profonde de génération d'hommes.

Le patrimoine est tardif, même s'il subsiste des vestiges, des éléments et quelques édifices antérieurs à la guerre de Trente ans, en particulier des ruines de châteaux forts construits sur des barres rocheuses dans la partie nord-est du pays. L'habitat rural est résiduel mais des témoignages spectaculaires d'architecture militaire sont toujours visibles à Bitche (citadelle et porte de ville), tandis que la ligne Maginot, construite à la veille de la Seconde Guerre mondiale, est jalonnée d'ouvrages défensifs en béton.

Le XVIIIe siècle est l'âge d'or du mobilier religieux et de l'orfèvrerie et la région apparaît comme un carrefour d'influences artitiques, les paroisses se fournissant localement mais aussi en Alsace et dans le Palatinat.

Somptueux Pays de Bitche en ses printemps subtiles et ses automnes flamboyants : des lieux et des hommes à découvrir, à apprécier.

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N° 91 Les châteaux de Lunéville 1991

Les châteaux de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz : Ed. Serpenoise, 1991. - 72 p. : ill., plans ; 30 cm. (Images du patrimoine ; 91).

Située au confluent de la Meurthe et de la Vezouze, la cité de Lunéville possède deux châteaux dont l'un, mondialement connu, le plus vaste de Lorraine, figure parmi les joyaux de l'architecture française.

Elevé à l'emplacement d'un ancien château fort, l'édifice actuel date du premier quart du XVIIIe siècle. Il est dû essentiellement à l'architecte parisien Germain Boffrand, que le duc Léopold fait venir en Lorraine à partir de 1709. Justement réputé comme le "Versailles lorrain", l'ensemble, à côté duquel se greffe un théâtre reconstruit au début du XXe siècle, présente une grande homogénéité architecturale et une qualité remarquable tant dans ses sculptures que dans ses décors intérieurs.

A l'arrière, s'étend un vaste parc appelé "les Bosquets", dans lequel Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne, fit réaliser par l'architecte Emmanuel Héré un ensemble de constructions malheureusement disparues, dont on découvrira la fantaisie au fil des pages.

Plus modeste, le "petit château" dit "la Favorite" fut construit par Germain Boffrand dans les années 1725 pour le dernier fils du duc Léopold, le prince Charles-Alexandre.

De Léopold à Stanislas, de Boffrand à Héré, si les châteaux de Lunéville sont un des hauts lieux de l'architecture française, ils sont avant tout, pour les Lorrains, la mémoire d'une période particulièrement éclatante de leur histoire. 

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N° 92 Cantons de Metzervisse et Yutz 1991

Cantons de Metzervisse et Yutz (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Bruno Malinverno. - Metz : Ed. Serpenoise, 1991. - 112 p. : ill. ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 92)

Au nord du département de la Moselle, à l'est de Thionville, les cantons de Metzervisse et de Yutz sont voisins de ceux de Sierck-les-Bains et de Cattenom, déjà publiés dans la même collection. Le canton de Metzervisse compte 29 856 habitants pour 27 communes, toutes rurales, à l'exception de celles riveraines de la Moselle devenues urbaines au XXe siècle, en même temps que se développait le bassin industriel thionvillois. Les quatre communes du canton de Yutz (3 203 habitants en 1875, 24 896 aujourd'hui) forment un croissant autour de Thionville. Les maisons de Luxembourg et de Lorraine se partageaient le territoire avec quelques grandes abbayes tréviroises ou messines, ou, plus proche, l'abbaye cistercienne de Villers-Bettnach.

Ces diverses influences donnèrent naissance à une production artistique aussi riche et variée que méconnue. Le patrimoine architectural est dominé par les châteaux de La Grange à Manom, de Hombourg et par l'église gothique de Bousse. Ces œuvres importantes ne doivent pas faire oublier des édifices plus modestes mais néanmoins intéressants : le château de Blettange ou celui de Luttange, l'église du XVIIIe sièlce de Koenigsmacker ou celle reconstruite en 1936 à Terville, les croix Bildstock, les calvaires et les fermes disséminés sur l'ensemble du territoire, ou encore, plus insolites, les batteries de four à chaux de Metzervisse ou de Distroff, l'ouvrage de la ligne Maginot au Hackenberg.

A côté des superbes collections de tableaux, de meubles et de céramiques du château de La Grange, le mobilier religieux est dans la continuité de celui des cantons de Sierck et de Cattenom. Citons en particulier les œuvres des Greff d'Altwies à Koenigsmacker, celles du sculpteur trévirois Hans Bildhauer dans la chapelle de Hombourg ou la chaire à prêcher de l'église d'Oudrenne par exemple. Dans un tout autre genre, il faut aller voir dans la forêt de Klang l'énigmatique rocher sculpté des Nonnenfels.

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N° 93 Le Pays de Longwy 1991

Le Pays de Longwy (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume, Pascal Thiébaut. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1991. - 128 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 93).

Limitrophe à la fois de la Belgique et du Luxembourg, le Pays de Longwy regroupe les anciens cantons d’Herserange, Mont-Saint-Martin, Villerupt et la ville de Longwy. Ici, le plateau, traditionnellement à vocation céréalière, se relève, culminant à plus de 430 m, et justifie tout à fait l’appellation de Pays-Haut. Le paysage, un peu monotone, est troué, par d’étroites vallées sinueuses bordées de lambeaux de forêts épargnés par des défrichements successifs, dont la Chiers et ses affluents qui ont modèle le bassin de Longwy. Essentiellement connu pour son activité sidérurgique depuis la fin du siècle dernier, une activité qui remonte au Moyen Age mais qui a connu son plein épanouissement à partir des années 1880, le pays a pourtant conservé d’intéressants témoignages de son patrimoine artistique : des églises et des chapelles, dont certaines remontent aux époques romane et gothique, du mobilier religieux et de la statuaire, des croix de chemin et des calvaires, un bel habitat rural, au nord et au sud, ainsi que les vestiges de la place forte de Longwy. L’industrialisation a considérablement bouleversé le paysage et l’aspect des bourgs, créant de grands centres urbains où cohabitaient les cités ouvrières et les châteaux de maîtres de forges, à  côté de bâtiments publics et de banques. La crise de la sidérurgie, au cours de ces dernières années, a une nouvelle fois modifié ces sites, faisant disparaître les usines et laissant la place à des friches industrielles, aujourd’hui en cours de reconversion dans le cadre du Pôle européen de Développement.

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N° 108-110 Nancy, architecture 1900 1993

Nancy, architecture 1900 / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Francis Roussel. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1992. - 3 t.,  283 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 108-110).

Près d'un siècle après leur construction, les édifices Art Nouveau de Nancy continuent à faire l'admiration des visiteurs de la ville et à susciter l'intérêt des historiens de l'art. Cet aspect de l'Ecole de Nancy, si présent dans la cité, est paradoxalement moins connu et réputé que les verreries d'un Gallé ou les meubles d'un Majorelle. Bien à tort.Les demeures élevées dans la ville, entre 1895 et 1913 par des architectes, des ingénieurs et des décorateurs inspiré méritent pourtant d'être mieux connues. Rompant avec le passé, renouvelant les conceptions spatiales et le langage formel grâce à l'usage de matériaux comme l'acier et le béton, les créateurs de ce temps ont permis à leurs commanditaires d'adopter un nouvel art de vivre.Plusieurs ouvrages de synthèse et un certain nombre de monographies ont été consacrés, depuis quelques années, à L'Ecole de Nancy et notamment à son architecture. Mais aucun livre n'a proposé, jusqu'à ce jour, un inventaire exhaustif de cette qualité. Aussi peut-on affirmer, sans crainte d'être démenti, que ce livre sera appelé très rapidement à faire référence."Nancy Architecture 1900" a pris le parti de privilégier résolument l'image. Près de 500 illustrations renouvellent entièrement l'iconographie traditionnelle du sujet. Des documents inédits ont été exhumés des archives, des plans spécialement réalisés pour cette publication tandis qu'un certain nombre de propriétaires acceptaient pour la première fois d'entrouvrir les portes de leur demeure et de révéler des trésors jusque - là cachés...

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N° 123 Le patrimoine religieux de Lunéville 1993

Le patrimoine religieux de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1993. - 56 p. : ill., plan ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 123).

Les établissements religieux de Lunéville, nombreux avant la Révolution, ont laissé un riche patrimoine artistique, fortement marqué par le XVIIIe siècle, période la plus brillante de l'histoire de la cité.

L'église Saint-Jacques, reconstruite à partir de 1730 avec l'abbaye Saint-Remy, est un témoin, rare en France, de l'art rococo qui atteint ici sa limite occidentale. En harmonie avec l'architecture, le mobilier conservé date, lui ausi, du XVIIIe siècle. Orgue, stalles, lambris, chaire à prêcher, autels, tableaux, autant d'œuvres réalisées par des artistes de grand talent parmi lesquels il faut retenir les noms de l'architecte Emmanuel Héré, du sculpteur François Vallier, des stucateurs Louis et Joseph Mansiaux, du peintre Jean Girardet.

La synagogue de Lunéville, inaugurée en 1786, figure aujourd'hui comme l'un des plus anciens édifices religieux juifs conservés sur le territoire natinal. Cette rareté, tout comme son étonnante façade sculptée, en font un édifice remarquable et pourtant méconnu.

La seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle voient la création dans les nouveaux quartiers industriels d'un temple et de trois églises paroissiales (Saint-Maur, Saint-Léopold, Sainte-Jeanne d'Arc), dont l'architecture et le décor s'inspirent de l'art médiéval. L'une d'entre elles fut reconstruite en 1954, en utlisant les techniques contemporaines.

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N° 124 Canton de Vaucouleurs 1993

Canton de Vaucouleurs (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1993. - 120 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 124).

Situé au sud-est du département de la Meuse, le canton de Vaucouleurs a pour axe la vallée de la Meuse qui serpente en larges méandres où la rivière se divise en de nombreux bras entre des collines boisées. Ce long couloir a été une zone de prédilection pour les établissements humains : la ligne des villages est double, de part et d'aute. Les basses terrasses, au pied des versants, ont été le plus souvent retenues dans le choix des emplacements. A l'exception de Vaucouleurs l'ensemble du canton est exclusivement rural.

Pour ce qui est du peuplement, il occupe un rang moyen, la 14e place, dans l'ensemble meusien. Au Moyen Age, la carte de la région montre un enchevêtrement de territoires de suzerainetés diverses, mais il faut surtout souligner que la châtellerie de Vaucouleurs fut définitivement rattachée au royaume de France en 1365, ce qui permit l'épopée de Jeanne d'Arc.

Dans les églises, du XIIe au XIXe siècle, est conservé un important mobilier parmi lequel on signalera plusieurs retables formant refend et les œuvres du sculpteur local Thiéry Oger. De la forteresse de Gombervaux au château de Montbras, l'architecture militaire et civile est bien représentée.

La petite vile de Vaucouleurs vit dans le souvenir de Jeanne d'Arc qui vint y affronter Baudricourt le 13 mai 1428 et, ayant enfin obtenu gain de cause, en partit avec son escorte par la Porte de France le 23 février 1429...

Aux souvenirs historiques s'ajoute le charme du paysage, des brumes de l'automne à l'éblouissement du printemps qui lui fait largement mériter le nom de "vallée des couleurs".   

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N° 127 La Lorraine rurale 1993

Aux origines de la Lorraine (de 6000 avant notre ère à l'an Mil) / Service régional de l'archéologie de Lorraine ; réd. Vincent Blouet, Renée Lansiva . - Metz :  Ed. Serpenoise, 1993. - 80 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 127).

Depuis une dizaine d'années, les fouilles entreprises en Lorraine, à l'occasion des travaux d'aménagement du territoire, ont livré une moisson de données qui contribuent à la connaissance du monde rural. Infrasctructures routières, carrières, zones d'activité, lotissements... tout concourt à dévoiler le passé des campagnes lorraines depuis leurs origines. La présence vigilante des archéologues conserve la mémoire du sol avant qu'il ne connaisse des bouleversements irrémédiables et que des pans entiers de l'histoire de l'humanité disparaissent. Qu'il s'agisse d'indices fugaces, comme les labours fossiles de Liéhon ou l'empreinte d'un bovidé du Néolithique final, ou encore d'ensembles structurés révélés par les décapages en grande surface, tels ces plans d'habitation avec leurs structures annexes (greniers, silos, puits...) du Bronze moyen ou du Haut Moyen Age, des découvertes inédites sont ainsi mises à la disposition du grand public, comme des spécialistes. Elles contribuent ici à retracer l'émergence et l'évolution de l'agriculture et des sociétés rurales du 6ème millénaire avant notre ère à l'an Mil, dans le détail de la vie quotidienne, de l'artisanat et des pratriques funéraires.

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N° 139 La ville de Neufchâteau 1994

La ville de Neufchâteau (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jacques Guillaume. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1994. - 100 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 139).

Etablie sur la haute Meuse, aux confins de la Lorraine et de la Champagne, la ville de Neufchâteau ("novum castrum" ou "le château neuf") a connu une histoire mouvementée, liée aux antagonismes entre les deux provinces. Sa situation privilégiée, sur les grands axes commerciaux du Moyen Age, a contribué à enrichir une bourgeoisie marchande, spécialisée dans le commerce du drap, mais peu à peu supplantée par les officiers chargés de l'administration ducale. Leurs résidences, maisons et hôtels particuliers, principalement construits aux XVIe et XVIIIe siècles, ont durablement marqué un paysage urbain heureusement épargné par les mutations des XIXe et XXe siècle, qui ont surtout affecté les faubourgs. La ville, entourée d'une muraille flanquée de tours et dominée par le château ducal, comptait plusieurs couvents, parfois fondés dès le Moyen Age, ainsi que trois établissements charitables. Le plus ancien, l'hôpital du Saint-Esprit, fut établi sur la route de la Champagne vers 1237. Les deux églises paroissiales, Saint-Nicolas et Saint-Christophe, des XIIe et XIIIe siècles, conservent, malgré les restaurations parfois abusives du XIXe siècle, un riche patrimoine mobilier ainsi qu'une statuaire de grande qualité. S'en détachent l'extraordinaire voûte de la chapelle des fonts à Saint-Christophe et le célèbre groupe de l'Onction du corps du Christ, une œuvre du XVe siècle influencée par l'art rhénan.

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N° 140 Le patrimoine civil de Lunéville 1994

Le patrimoine civil de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1994. - 40 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 140).

A l’extrémité sud-est de l’actuel département de Meurthe-et-Moselle, Lunéville figure parmi les villes moyennes qui ceinturent Nancy à une trentaine de kilomètres. Née au Xe  siècle sur la rive droite de la Vezouze autour d’un château et d’une abbaye, la cité médiévale, qui se dote de remparts dès le XIIe siècle, trouve son équilibre tant du point de vue économique que politique durant le XIIIe siècle.?A l’exception des périodes de troubles engendrées par les guerres du duché, Lunéville connaît un essor relativement limité jusqu’au début du  XVIIIe siècle. A partir de là, l’histoire de la ville, devenue résidence des ducs de Lorraine et capitale du duché, va s’accélérer.?Des travaux d’urbanisme de grande ampleur transforment alors entièrement la cité et lui donnent l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui : de nombreuses rues sont ouvertes, plusieurs places sont créées et de nouveaux bâtiments remplacent les maisons médiévales.?Les trente premières années du siècle font de la cité toute entière un véritable chantier architectural, strictement réglementé par la législation ducale et dirigé par l’intendant des Bâtiments de Lorraine. Privée brutalement de sa haute fonction politique par la mort du dernier souverain de Lorraine en 1766, Lunéville devient au XIXe siècle l’une des capitales militaires de l’Est de la France.?La présence d’une importante garnison de cavalerie entraînant la construction de plusieurs casernes a laissé un souvenir plus vivace dans les mentalités que l’évolution du paysage urbain, qui semble bien s’être figé au cours du XVIIIe siècle.

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N° 168 Canton de Vézelise 1997

Canton de Vézelise (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1997. - 110 p. : ill., carte ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 168).

Situé au milieu du plateau lorrain, le canton de Vézelise présente au regard les paysages pleins de charme et de diversité du nord du Saintois. Il est tout entier inclus dans l’ancien comté de Vaudémont dont les comtes constituèrent la branche cadette de la maison de Lorraine et en furent, pendant quatre siècles, les rivaux jusqu'à ce que le dernier d’entre eux, René II réunisse les trois couronnes de Vaudémont, Lorraine et Bar. Le canton offre au visiteur un patrimoine riche et varié. Les témoignages d’une occupation humaine remontent à la préhistoire et le site de Sion, en particulier, a connu un sort hors du commun : occupé dès l’âge du Bronze, il affirme sa vocation religieuse à l’époque gallo-romaine. Au culte de Mercure et Rosmerta succéda celui de la Vierge à l’Enfant dont l’aura doit tant à la dévotion indéfectible des comtes de Vaudémont, puis des ducs de Lorraine. Les Lorrains d’aujourd’hui venus de toute la province, gravissent la colline et perpétuent une tradition séculaire. Vézelise, siège du bailliage, supplanta l’ancien centre que fut au Moyen Age Vaudémont. La cité présente au visiteur de beaux éléments de l’architecture civile et publique. Partout, l’architecture religieuse est bien représentée, l’époque romane par, entre autres, le portail et le choeur de l’église de Laloeuf-Puxe, le choeur et la tour de l’église de Forcelles-Saint-Gorgon et l’époque gothique par le choeur de la basilique de Sion,et l’église de Vézelise. Il en va de même du mobilier religieux, la sculpture particulièrement et le vitrail à Vézelise.

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N° 179 Thionville 1998

Thionville (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Claire Decomps. - Metz :  Ed. Serpenoise, 1998. - 96 p. : ill., plans ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 179).

Implantée sur la rive gauche de la Moselle, aux confins de la France, de la Belgique, du Luxembourg et de l’Allemagne, Thionville est depuis ses origines un site de passage en même temps qu’une ville-frontière très convoitée. Domaine carolingien devenu cité luxembourgeoise, Thionville passe par héritage sous contrôle bourguignon, puis espagnol, avant d’être conquise par la France, et enfin annexée à deux reprises par l’Allemagne.

Cette histoire mouvementée a profondément marqué l’ancienne place forte dont les différents quartiers, agencés de manière concentriques, représentent autant de cercles de croissance : la « Cour du Château », la ville intra-muros héritée de l’époque médiévale mais reconstruite au XVIe et XVIIIe siècles, les faubourgs maraîchers puis industriels, l’extension allemande de 1902 dessinée par le grand urbaniste Josef Stübben selon des principes pittoresques sur l’emprise des anciennes fortifications et enfin plusieurs villages absorbés plus récemment par la ville

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N° 250 Le canton de Provenchères-sur-Fave 2008

Le canton de Provenchères-sur-Fave / Inventaire général du patrimoine culturel, Région Lorraine ; réd. Jean-Yves Henry, Mireille-Bénédicte Bouvet. - Lyon : Lieux Dits, 2008. - 96 p. : ill., plans, cartes ; 30 cm. - (Images du patrimoine ; 250).

Situé à l’est du département des Vosges au coeur du Massif, le canton de Provenchères-sur-Fave doit à cette situation d’avoir perdu la moitié de ses communes lors de l’annexion de l’Alsace à l’Empire allemand après la guerre de 1870. Zone de frontière naturelle et politique mais aussi de conflits, le territoire est marqué par la présence d’un patrimoine spécifique (bornes, monuments commémoratifs, vestiges de guerre) et certains éléments évoquent une communauté avec l’Alsace voisine (patrimoine mobilier religieux, objets de dévotion). L’énergie hydraulique a d’abord fait fonctionner les moulins et les scieries puis l’industrie textile dans un pays où l’activité agricole, pastorale et sylvicole garde une certaine importance. De cette diversité économique découle un habitat tout aussi diversifié même s’il reste d’humble apparence depuis la ferme jusqu’à la maison patronale en passant par la maison de ville et les cités ouvrières. Le patrimoine architectural religieux présente quelques éléments anciens comme le clocher roman de Provenchères-sur-Fave mais aussi des édifices partiellement reconstruits après la Première Guerre mondiale offrant aux visiteurs une sobre ornementation « art déco ».

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N° 269 Le canton de Vic-sur-Seille 2010

Le canton de Vic-sur-Seille / Inventaire général du patrimoine culturel. Région Lorraine ; Service de l’Inventaire et du Patrimoine. Département de la Moselle Réd. Claire Decomps, Marie Gloc ; photogr. Bertrand Drapier, Alain George, Marc Kérignard, Florent Doncourt ; cartogr. Aloïs Bertrand-Pierron. Paris : Somogy, 2011 160 pages ; ill. coul et noir & blanc ; 243 x 297 mm. (Images du patrimoine ISSN 0299-1020 ; n° 269)

Convoité tout au long de son histoire, l’actuel canton de Vic-sur-Seille conserve les traces d’un riche passé : vestiges de l’exploitation du sel depuis l’âge du Bronze, édifices liés à la puissance temporelle des évêques de Metz, possessions abbatiales et collégiales, fortifications ainsi que maints témoignages d’un mode de vie lié aux activités rurales et à leurs évolutions entre le XVIIIe et le XXe siècle. C’est donc un panorama aux multiples facettes que propose ce territoire dont les paysages ont aussi été modifiés par de nombreux conflits et plusieurs phases de reconstruction. Fruit d’une étude de l’Inventaire général combinant étude de terrain et recherches en archives, cette Image du patrimoine porte sur le patrimoine architectural et mobilier, depuis l’Antiquité jusqu’aux années 1960.

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Pour se procurer les publications vous pouvez vous adresser :
En Lorraine, aux libraires de votre ville, au Musée lorrain (Nancy), aux musées du département de la Moselle (publication de la Moselle), au musée de Saint-Dié (publication : Est Vosges), à l'accueil du site de Grand (publications : ouest Vosges)

A Paris, à la librairie du Louvre, à la librairie de Monum (hôtel de Sully)

Par correspondance, au service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel de Lorraine, 29, rue du Haut-Bourgeois 54000 Nancy (prévoir des frais de port)

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