La collection « Itinéraires du patrimoine »

Les Itinéraires du Patrimoine, aujourd'hui au nombre de 336  sont réalisés sous forme de fascicules maniables destinés à accompagner une visite, ils concernent un lieu, un artiste ou un thème. Les textes sont rédigés à l'issue de recherches menées par les services régionaux de l'Archéologie, de l'Inventaire général ou des Monuments Historiques, mais aussi grâce à des collaborations extérieures : Ecole nationale supérieure d'architecture de Nancy, services départementaux de l'Inventaire général de Meurthe-et-Moselle, de Meuse, de Moselle, des Vosges, conservateurs de musées, association "Archives Modernes d'Architecture Lorraine", Université de Lorraine , associations de bénévoles...

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N° 1 Théâtre de Lunéville 1991

Le théâtre de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz : Ed. Serpenoise, 1991. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 1).

Plus connue pour son château, Lunéville possède un petit théâtre à l'italienne, dont le néo-classicisme voisine de façon solennelle et harmonieuse avec l'architecture du XVIIIe siècle de la ville. Construit par l'architecte nancéien Lucien Weissenburger, qui participe parallèlement au mouvement Art Nouveau, l'édifice remplace un premier théâtre détruit en 1908 par un incendie. De ce bâtiment édifié en 1733 par la régente Elisabeth-Charlotte et remanié dans les années 1830, la mémoire populaire garde le souvenir des fêtes brillantes de la cour.

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N° 15 Château de Cons-la-Grandville 1992

Le château de Cons-la-Granville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie-France Jacops, Jacques Guillaume. - Metz : Ed. Serpenoise, 1992. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 15). 

Propriété, depuis plus de 350 ans, des Lambertye, une famille d'officiers et de diplomates au service des ducs de Lorraine et du roi de France, le château de Cons-la-Grandville occupe un site exceptionnel constitué par un escarpement rocheux enserré par la Chiers. Reconstruit dans le second quart du XIIIe siècle puis dans les années 1570, enfin entre 1716 et 1736, embelli et "mis au goût du jour" à la fin du XIXe siècle, le château, d'allure très militaire à l'extérieur, présente des façades sur cour sur lesquelles s'opposent Renaissance et Classicisme, traduisant les deux grandes périodes de l'histoire architecturale de l'édifice. Pièces voûtées d'ogives ayant conservé leurs cheminées, grande salle couverte d'un plafond "à la française" dont l'oeuvre maîtresse est une cheminée monumentale richement décorée de statues et de reliefs empruntés à la mythologie grecque, pièces de réception du XVIIIe siècle, sous-sols voûtés permettant d'accéder aux étages inférieurs des tours, autant de lieux à la découverte desquels les visiteurs sont conviés depuis quelques années.

 

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N° 19 Le Pays d'Audun-le-Roman 1992

Le Pays d'Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean Crosato. - Metz : Ed. Serpenoise, 1992. - 18 p. : ill. carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 19).

Au coeur du Pays-Haut, le pays d'Audun-le-Roman est surtout connu pour ses agglomérations industrielles. C'est pourtant une région au patrimoine artistique attachant, resté méconnu à l'exception de l'église romane de Mairy et de l'église à structure métallique de Crusnes-cités, qui suscite depuis quelques années l'intérêt quasi général. Patrimoine discret, qui exige de la part du visiteur un effort pour le découvrir : églises romanes (Domprix, Bertrameix, Mont, Bonvilllers, Mainville), mobilier religieux de qualité ( Anderny, Bazailles, Bonvillers, Domprix, Higny, Mercy-le-Bas, Norroy-le-Sec, Saint-Supplet, Serrouville, Xivry), sculpture abondante dominée par les oeuvres du "Maître de Mairy", croix de chemin et calvaires, ossuaires, Bons Dieux de Pitié, aisi qu'un habitat rural varié, au riche décor sculpté.

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N° 20 Le Pays de Briey 1992

Le Pays de Briey (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean Crosato. - Metz : Ed. Serpenoise, 1992. - 18 p. : ill. carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 20).

Le pays de Briey : une région regardant à la fois vers la vallée du Rupt-de-Mad et le plateau, ponctué, il y a peu d'années encore, entre Jarny et Briey, de chevalements de mine ; une région au patrimoine mal connu, plus célèbre pour ses monuments de la guerre de 1870 et ses hauts fourneaux. Pourtant, il subsiste des églises anciennes (Briey, Jarny, Lubey, Olley, Onville, Tronville, Ville-sur-Yron, Waville), des ossuaires (Hatrize, Jouaville, Olley), du mobilier religieux et de la statuaire de qualité (Briey, Génaville, Gondrecourt, Hatrize, Immonville, Jarny, Jouaville, Lubey, Olley, Onville, Waville), des croix de chemin ainsi que des fermes aux belles portes. Dans les agglomérations industrielles, les maîtres de forge ont laissé leur empreinte et Briey a conservé un riche patrimoine, témoin de l'ancienneté et de l'importance de la ville.

 

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N° 21 Le Pays de Longuyon 1992

Le Pays de Longuyon (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean Crosato. - Metz : Ed. Serpenoise, 1992. - 18 p. : ill. carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 21).

Aux portes de la "Lorraine du fer", le pays de Longuyon présente un relief de plateau, largement entaillé par des rivières au cours pittoresque. Epargné par les transformations du monde rural et l'industrialisation des années 1880-1910, il ressemble davantage à la Gaume belge et aux cantons meusiens voisins au milieu desquels il s'avance. Son patrimoine artistique est tout à fait méconnu, à l'exception de la collégiale de Longuyon, de la crypte romane et du château Renaissance de Cons-la-Grandville. Pourtant, un riche mobilier religieux et une statuaire abondante, qui datent surtout de la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle, méritent d'être enfin découverts, au même titre que les vestigues de la sidérurgie qui a disparu dès la fin du XIXe siècle (hauts fourneaux du Buré d'Orval, de Cons-la-Grandville et du Dorlon). Quant aux lavoirs, encore conservés en grand nombre, ils reflètent le large éventail des formes rencontrées dans le Pays-Haut ; plusieurs "lavoirs-tunnel" illustrent la continuité entre les pays limitrophes d'Audun-le-Roman et de Longwy et le Pays gaumais.

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N° 22 Le Pays de Longwy 1992

Le Pays de Longwy (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean Crosato. - Metz : Ed. Serpenoise, 1992. - 18 p. : ill. carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 22).

Limitrophe à la fois de la Belgique et du Luxembourg, le pays de Longwy est essentiellement connu pour son long passé sidérurgique, dont le plein épanouissement se situe à partir des années 1880. Le plateau, un peu monotone, qui culmine à plus de 430 m, est troué par d'étroites vallées sinueuses bordées de lambeaux de forêt, dont la Chiers et ses affluents. Le pays a conservé d'intéressants témoignages artisitiques : des églises et des chapelles, certaines remontant aux époques romane et gothique, du mobilier religieux et de la statuaire, des croix de chemin et des calvaires, un bel habitat rural au nord et au sud, mais aussi un patrimone militaire exceptionnel, avec les vestiges de la place forte de Longwy et les ouvrages de la Ligne Maginot. Si le paysage et l'aspect des bourgs ont été considérablement bouleversés par l'industrialisation, qui a créé de grands centres urbains et multiplié les établisements sidérurgiques, la crise de ces dernières années a modifié une nouvelle fois les sites : les usines ont disparu les unes après les autres, laissant la place aux friches industrielles, en cours de reconversion. aussi, au même titre que le patrimoine "traditionnel", les paysages, longtemps occultés par les fumées des hauts fourneaux, sont-il aujourd'hui à redécouvrir.

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N° 23 Nancy, architecture 1900 1993

Nancy, Architecture 1900 (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Francis Roussel. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 26 p. : ill., plan ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 23).

Le désastre militaire et humain de la guerre de 1870 a fait de Nancy une capitale économique, intellectuelle et artistique. En 1901, l’Alliance provinciale des industries d’art, ou Ecole de Nancy, regroupe autour d’Emile Gallé une communauté d’hommes qui s’emploie à renouveler les sources, les moyens et les formes de la création. Architectes, ingénieurs et décorateurs réalisent entre 1895 et 1913, dans une ville en pleine expansion, un ensemble de demeures modernes en rupture avec les styles historiques. La diversité des formes, des matériaux et des décors témoigne de l’originalité d’un mouvement porté par une société éprise de liberté et de progrès.

 

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N° 35 Lunéville, église Saint-Jacques 1993

Lunéville, église Saint-Jacques (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill., plan ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 35).

Par ses hautes tours surmontées de statues colossales, l'église Saint-Jacques de Lunéville domine la cité. Reconstruite à partir de 1730 avec l'abbaye Saint-Remy, elle est consacrée en 1745 et sert également d'église paroissiale. Sans doute commencée par Jean-Nicolas Jennesson, elle est terminée par l'architecte du roi Stanislas, Emmanuel Héré, qui donne à l'édifice son style franchement rococo. En harmonie avec l'architecture, le mobilier religieux est extrêmement riche : orgue, stalles et lambris de choeur, autels, chaire à prêcher, auxquels il faut ajouter de nombreuses peintures, la plupart datant du XVIIIe siècle. Ce guide illustré invite le visiteur à découvrir toutes ces œuvres de qualité.

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N° 36 Le château de la Grange 1993

Le château de La Grange, Manom (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean de Selancy, Bruno Malinverno. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 36).

Situé sur la commune de Manom, aux portes de Thionville, le château de La Grange est l'un des très beaux châteaux lorrains du XVIIIe siècle, dont l'architecture pourrait être attribuée à Robert de Cotte, l'un des plus grands architectes de son temps. Entouré de douves, de son colombier et de ses dépendances, le corps de logis dresse sa majestueuse et austère élégance au centre d'un agréable jardin.

Mais, tout autant que par la qualité de son architecture, La Grange vaut par la richesse de ses collections, dont presque toutes les pièces sont liées à l'histoire du château ou à celle de ses propriétaires. les tableaux de maîtres côtoient le mobilier estampillé par les plus grands ébénistes et les céramiques issues des meilleures manufactures régionales, nationales ou internationales.

Le château se visite les samedis et dimanches (sauf à la Toussaint et à Noël), tous les jours en juillet et en août (14h30, 15h30, 16h30, 17h30) ; sur rendez-vous pour les groupes.

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N° 37 Moselle, maisons et fermes à pan de bois 1993

Maisons et fermes en pan de bois (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jacques Guillaume. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill., cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 37).

Dans l’est de la Moselle, aux confins de l’Alsace et du Palatinat, le visiteur sera sans doute surpris de rencontrer des maisons rurales en pan de bois pouvant remonter, pour certaines d’entre elles, à la fin du XVIIe siècle. Présente dans soixante-dix communes, l’architecture en pan de bois, souvent associée à la pierre, a largement évolué dans le temps, passant de structures hautement décoratives à la mise en œuvre coûteuse à des  formes plus simples à la veille de sa disparition autour de 1850. Aujourd’hui menacé par les mutations du monde rural et privé des savoir-faire indispensables à son maintien, le pan de bois mosellan est en danger. Puisse sa meilleure connaissance contribuer à sa sauvegarde.

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N° 38 Meuse, maisons à pan de bois 1993

Maisons et fermes en pan de bois (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jacques Guillaume. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill., carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 38). Glossaire p. 18. 

Aux confins de la Champagne, du massif de l’Argonne au nord aux abords de la Marne au sud, le département de la Meuse conserve d’intéressants témoins d’architecture rurale en pan de bois dont la grande diversité tient à la géographie et à la chronologie. Torchis, pierre calcaire, gaize et brique forment une riche palette de matériaux, enrichie par une mise en oeuvre variée des bois. Aux formes très décoratives en vogue du XVIe au début du XVIIe siècle vont succéder des compositions plus sages, marquées par la prédominance des éléments verticaux qui perdurent jusqu’au milieu du XIXe siècle, époque de la disparition du pan de bois

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N° 39 Montmédy 1993

Le canton de Montmédy (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill., carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 39).

Situé au Nord du département de la Meuse et limitrophe de la Belgique, le canton de Montmédy est riche de plusieurs monuments et sites majeurs, tels l'église d'Avioth, le château de Louppy-sur-Loison, le village de Marville avec ses anciennes demeures, ses deux églises et son cimetière exceptionnel, la forteresse de Montmédy. En outre, la plupart des églises de villages conservent un mobilier intéressant, en particulier des autels du XVIIIe siècle avec tabernacle tournant, et une statuaire de qualité. Typique de la Meuse, et de la Lorraine en général, l'habitat rural est également digne d'intérêt.

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N° 40 Commercy 1993

Commercy (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz : Ed. Serpenoise, 1993. - 18 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 40).

Chef-lieu d'arrondissement du département de la Meuse, Commercy s'est imposée dès le Moyen Age comme capitale régionale, lieu de marché et centre administratif. Longtemps partagée entre deux seigneuries, la ville connaît une histoire compliquée mêlée à des luttes d'influences entre la France et l'Empire jusqu'au XVIIe siècle, lorsque Commercy devient une terre de refuge pour le cardinal de Retz et perd son rôle stratégique au profit d'une fonction résidentielle. Ses successeurs, le prince de Vaudémont, la duchesse Elisabeth-Charlotte d'Orléans et le duc Stanislas Leszczynski, véritables mécènes, modèlent la ville dont le château et la place du Fer à cheval restent l'épicentre. A l'exception de l'église Sain-Pantaléon qui, bien que très remaniée au XIXe siècle, date du XVIe, le patrimoine architectural de Commercy est marqué par le XVIIIe siècle ; ancien hôtel de ville, hôpital Saint-Charles, ancien prieuré du Breuil, château de Wynter. Si quelques maisons du XVIe ou XVIIe siècle méritent d'être connues, plus nombreuses sont celles du XVIIIe siècle qui s'inscrivent dans un plan homogène d'urbanisme. Enfin, le début du XXe qiècle a laissé des édifices originaux représentatifs des courants artistiques les plus en vogue à l'époque, l'Art Nouveau et l'Art Déco.

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N° 51 Saint-Nicolas de Port 1994

Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Michel Mazerand. - Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 51).

Saint-Nicolas de Port ne peut échapper à l'œil  du voyageur qui aperçoit de loin et d'où qu'il vienne, les hautes tours de la basilique s'élevant à plus de 80 m au-dessus de l'agglomération.

L'église de style gothique flamboyant, éprouvée par les guerres de 1635 puis en 1940, est un édifice majeur de la Lorraine. Il conserve une grande partie de ses vitraux anciens et un trésor de qualité.

Dès le Moyen-Age, la dévotion à Saint-Nicolas a suscité de grands pélérinages favorisant un développement commercial exceptionnel. De cette époque subsiste un lacis de rues étroites dont le parcours ne peut laisser indifférent l'observateur. 

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N° 52 La colline de Sion-Vaudémont 1994

La colline de Sion-Vaudémont (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Claire Decomps, David Lavergne. - Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill. plan, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 52).

Située à une trentaine de kilomètres au sud de Nancy, la colline de Sion-Vaudémont domine de sa silhouette exceptionnelle tout le plateau alentour. C'est la "colline inspirée" célébrée par Maurice Barrès, le cœur mythique de la Lorraine. Ce site de hauteur, occupé dès la préhistoire, porte sur une de ses extrémités un important sanctuaire dédié au culte marial, et su l'autre un village, autrefois fortifié, berceau de la Maison de Lorraine, où subsistent quelques fragments de rempart et les restes du plus ancien donjon de la région (XIe, XIIe siècles). Les ruelles de Vaudémont, avec leur habitat traditionnel largement conservé, présentent par ailleurs une physionomie pittoresque qui a souvent séduit les peintres et les graveurs lorrains.

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N° 53 Bernard, portraitiste en trait de plume 1994

Bernard portraitiste en trait de plume, Musée du Château, Lunéville (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Lucien Biot. - Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill. ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 53).

Le Lunévillois Jean-Joseph Bernard, maître d'écriture des pages du roi Stanislas, obtint à Paris, à la fin du XVIIIe siècle, un succès exceptionnel en exécutant des portraits calligraphiés. Les élégantes "s'allaient faire écrire à main levée" par le "fameux Bernard". Le Musée du Château de Lunéville conserve un ensemble unique - qui mérite d'être mieux connu - de ses ouvrages dont l'originalité et la séduction procèdent de deux arts conjugués : celui du dessin et celui de la belle écriture, aujourd'hui disparu en Occident.

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N° 54 Nancy, la ville de Stanislas 1994

Nancy, la ville de Stanislas (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Pierre Simonin. - Nancy : ADIL ; Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 54).

Le Nancy primitif s’étendait entre un premier château ducal et un prieuré fondé à la fin du XIe siècle. Protégé par une ceinture de muraille élargie au XIVe siècle, il gardera sa propre ligne de fortification du côté de la ville nouvelle, lors de la création de celle-ci sur un tracé régulier par le Duc Charles III à la fin du XVIe siècle. Ville vieille et ville neuve seront alors défendues par une enceinte bastionnée commune. Roi détrôné de Pologne, Stanislas Leszcynski, qui avait succédé en 1737 au dernier duc héréditaire de Lorraine, après avoir satisfait en ses résidences son goût pour les bâtiments et les jardins, mais aussi fondé divers organismes répondant à une véritable politique sociale, souhaita doter Nancy d’une place vouée à son gendre Louis XV. A l’est de la ville neuve, un vaste espace nu, directement accessible depuis la Carrière, aire établie au XVIe siècle au flanc de la ville vieille, fut l’emplacement retenu. La Place Royale, autour de la statue du roi de France, devint le centre sensible d’une conception urbanistique intégrant la Carrière remodelée. La place d’Alliance, les voies nouvelles développent cette troisième ville -de Stanislas- si représentative du siècle des Lumières, en regard de la pensée du roi philosophe qui la suscita.

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N° 55 Verdun, palais épiscopal 1994

Le palais épiscopal de Verdun. Centre mondial de la Paix (Meuse) / Centre Mondial de la Paix, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Gérard Domange, Laurent Brunner. - Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 55).

Plus connue pour ses champs de bataille, Verdun possède pourtant un patrimoine architectural inestimable dont le palais épiscopal est un magnifique témoigange. Conçu et construit à partir de 1724 par Robert de Cotte - premier architecte du roi de France et l'un des inventeurs du style rocaille - cet édifice a connu une histoire mouvementée. Située sur une véritable acropole religieuse, il domine la ville basse et abrite aujourd'hui le Centre mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l'Homme.

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N° 56 Ligny-en-Barrois 1994

Le canton de Ligny-en-Barrois (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine, Conservation des Antiquités et Objets d'art de la Meuse ; réd. François Janvier. - Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill., plan, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 56).

Au sud du département de la Meuse, sur la route de Paris à Strasbourg, le canton de Ligny est une région active et verdoyante, arrosée par l'Ornain, affluent de la Marne.

Pays bouleversé depuis des siècles par les guerres, il conserve pourtant un patrimoine riche et varié, parfois méconnu, depuis l'époque néolithique jusqu'à l'ère industrielle : menhirs de Nant-le-Grand, vestiges exhumés de la cité gallo-romaine de Nasium, patrimoine militaire (remparts de Ligny), églises fortifiées, œuvres d'art religieux du 14e au 19e siècle, patrimoine campanaire et funéraire, haut fourneau de Menaucourt, nombreuses fontaines.

Malgré les transfromations asez nombreuses, l'habitat ancien dans les villages a souvent été préservé, au moins dans son aspect extérieur, et mis en valeur. Quant au chef-lieu de canton, Ligny-en-Barrois, il conserve un ensemble architectural urbain de qualité avec des demeures du 16e au 19e siècle.

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N° 57 Cathédrale de Metz 1994

La cathédrale de Metz (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jean-Marie Pierron, Virginie Inguenaud. - Nancy : Inventaire général, 1999. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 57).

A cet endroit même où fut édifié au Ve siècle un oratoire dédié à Saint-Etienne, l’actuelle cathédrale de Metz est construite entre 1220 et 1522. De style gothique rayonnant, c’est une des grandes cathédrales de France. Objet de travaux constants, elle sera dotée au milieu du XVIIIe siècle d’un portail occidnetal classique qui sera remplacé au début de notre siècle par un ensemble néogothique. Les 6000 m2 de fenêtres reçoivent des vitraux d’une qualité exceptionnelle confiés à des ateliers rhénans dont le plus marquant est celui de Valentin Bousch. A partir de 1950, l’Etat demande à des artistes contemporains : Bissière, Villon, Chagall de réaliser des œuvres modernes.

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N° 58 La plaine vosgienne à l'époque gallo-romaine 1994

La plaine vosgienne à l'époque gallo-romaine (Vosges) / Direction régionale des Affaires culturelles Lorraine, Service régional de l'Archéologie ; réd. Jean-Paul Bertaux. -Nancy : Inventaire général, 1994. - 24 p. : ill., plans, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 58).

A la limite des régions de la Lorraine et de Champagne-Ardenne, des départements des Vosges, de la Meuse et de la Haute-Marne, les environs de Grand, situés de tout temps dans une zone frontière, ont été particulièrement marqués par l’Antiquité. D’une part, la protection de la forêt a permis de maintenir des traditions gauloises qui se perpetuent, après la conquête romaine, à travers le style indigène de plusieurs stèles funéraires de Soulosse-sous-Saint-Elophe, l’artisanat local de Liffol-le-Grand et l’évocation du dieu Grannus à Grand.  D’autre part, le passage dans la Plaine Vosgienne de la grande voie impériale reliant Lyon à Trêves a facilité une diffusion précoce de la civilisation romaine qui se traduit par le dynamisme de la station de commerçants       de Soulosse, l’essor de la bourgade d’artisans de Liffol et la notoriété du sanctuaire de Grand dédié à Apollon. Enfin, le déclin de l’Empire romain et le développement du christianisme se perçoivent ici avec les martyrs céphalophores d’Elophe à Soulosse et de Libaire à Grand.

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N° 59 Nancy, le grand théâtre 1994

Nancy, le Grand Théâtre, Opéra - Théâtre de Lorraine (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Vincent Bradel, Thierry Algrin. Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 59).

Habilement dissimulé derrière les façades du pavillon de l’ancien Hôtel des Fermes, le Grand Théâtre de Nancy apparaît au spectateur pressé comme un simple prolongement de la place Stanislas, alors qu’il s’agit d’un imposant monument du début du siècle, né de l’incendie de la “Comédie” qui accompagnait la place et d’un des débats les plus passionnés qu’aient connu les Nancéiens.?A défaut de s’imposer dans le paysage de la capitale lorraine, le Grand Théâtre de Nancy se révèle au visiteur attentif comme une oeuvre passionnante qui doit la plupart de ses qualités au savoir-faire déployé par l’architecte nancéien Joseph Hornecker (1873 - 1942).

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N° 60 La fonderie de cloches de Robécourt 1995

La fonderie de cloches de Robécourt (Vosges) / Conservation des Antiquités et Objets d'art des Vosges ; réd. Mireille-Bénédicte Bouvet. - Nancy : Inventaire général ; Metz : Ed. Serpenoise, 1994. - 18 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 60). 

Aux confins de la Champagne et de la Lorraine, le Bassigny fut une terre de saintiers qui diffusèrent par les routes de France un art campanaire réputé. Il fut aussi le théâtre d'une profonde mutation qui conduisit certains fondeurs de cloches à cesser une activité itinérante au profit d'installations fixes où ils tentèrent l'alliance de la tradition et de l'innovation technique. Bâtiment à l'aspect modeste, la fonderie Jeanne d'Arc conserve aux yeux du visiteur curieux les traces d'un siècle d'activité campanaire dont témoigne un mobilier abondant et diversifié. Edifiée en 1847, modifiée par Ferdinand Farnier au fur et à mesure de son essor, l'entreprise ne se relèvera pas d'une fermeture imposée, après des difficultés économiques, par les événements de la Seconde Guerre Mondiale. Ce guide illustré invite le visiteur à découvrir une activité dont la mémoire populaire a gardé le souvenir.

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N° 94 Lurçat 1995

André Lurçat architecte, l'oeuvre lorraine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Vincent Bradel. - Metz : Ed. Serpenoise, 1995. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 94). Ouvrage accompagnant une exposition. 

Issu des coulisses de l'Ecole de Nancy, le frère cadet de Jean Lurçat a toujours conservé des liens privilégiés avec la Lorraine. Après avoir fait découvrir aux nancéiens l'avant garde architecturale européenne lors d'une exposition organisée par le Comité Nancy-Paris en 1926, André Lurçat s'illustre dans la région comme un continuateur de la tradition classique par l'entreprise de son ami et associé, l'architecte nancéien Albert Michaut, au travers d'une trentaine de projets et de réalisations parmi lesquelles s'imposent par leur importance et leur représentativité : les premiers bureaux de la Caisse régionale d'Assurance Maladie situés rue de Metz à Nancy, le sanatorium de Lay-Saint-Christophe et l'ensemble de logements collectifs le Haut-Rivage à Saint-Max.

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N° 99 Liverdun 1995

Liverdun (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Michel Mazerand. - Metz : Ed. Serpenoise, 1995. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 99).

Le site de Liverdun ne laisse pas indifférent le voyageur qui emprunte la ligne ferroviaire conduisant de Paris à Strasbourg. le château romantique, qui apparaît à mi-pente du promontoire, estompe ce qui subsiste de la forteresse médiévale que les ducs de Lorraine disputèrent aux évêques de Toul. Le clocher qui domine la ville haute est celui de l'ancienne collégiale, fondée au XIIe siècle, qui abrite le tombeau de saint Euchaire, objet de pèlerinage ayant contribué longtemps à faire de la cité un lieu de rencontres et d'échanges.  Le parcours des rues sinueuses de la ville haute concilie la découverte d'un patrimoine architectural issu de la Renaissance et les points de vue, inattendus du promeneur, sur les méandres de la Moselle.

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N° 101 Neufchâteau 1996

Neufchâteau (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Jacques Guillaume. - Nancy : Inventaire général ; Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 18 p. : ill., plan ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 101). 

Etablie sur la rive droite de la Meuse, aux marches de la Lorraine et de la Champagne, la ville de Neufchâteau, autrefois protégée par un château ducal, a pris son essor dès le Moyen Age grâce au commerce drapier. Son paysage urbain, modelé entre le XIIe et le XVe siècle, est dominé par des édifices majeurs comme les églises Saint-Christophe et Saint-Nicolas, influencées par l’art bourguignon. Elles abritent un mobilier et une statuaire de qualité, en partie héritée des couvents disparus à la Révolution. L’architecture civile est quant à elle très marquée par les reconstructions du XVIe et plus encore du XVIIIe siècle, à l’initiative d’une bourgeoisie active, composée de riches commerçants et d’officiers ducaux.

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N° 117 Epinal, basilique Saint-Maurice 1996

Epinal, basilique Saint-Maurice (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martine Tronquart. - Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 18 p. : ill., plan ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 117).

Dans le quartier le plus ancien de la ville d’Épinal, se dresse la basilique Saint-Maurice. Etroitement liée à l’histoire de la cité dès sa fondation, elle fut, jusqu’à la Révolution, partagée entre un chapitre de dames nobles consacré à saint Goéry et la paroisse dédiée à saint-Maurice. L’architecture de l’édifice s’explique par deux périodes décisives de travaux. Si la plus ancienne remonte au milieu du XIe siècle, l’essentiel de l’édifice fut reconstruit au cours du XIIIe siècle. Alors que la nef et le transept adoptent un style gothique encore à ses débuts, le chœur, avec ses hautes verrières, fait preuve d’une grande maîtrise issue des bâtisseurs d’Ile-de-France et de Champagne. De la même époque date un vaste portail construit sur le côté nord par la bourgeoisie. A l’intérieur, le visiteur découvrira des œuvres de qualité : notamment deux vierges remarquables et une impressionnante Mise au Tombeau.

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N° 118 Saint-Dié, cathédrale 1996

La cathédrale de Saint-Dié (Vosges) / Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Daniel Grandidier. - Nancy : Inventaire général ; Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 118). 

Considérée comme la plus importante après celle des Trois-Evêchés lorrains, l'église de Saint-Dié, dont l'origine remonte à Déodat (Dié) moine fondateur de la cité au VIIe siècle, a été élevée au rang de siège épiscopal en 1777. Ancienne abbatiale devenue collégiale d'un chapitre de chanoines séculiers, la cathédrale actuelle est le reflet des modifications apportées par l'histoire : nef romane, parties orientales gothiques et façade classique. Au Nord s'élèvent l'église Notre-Dame de Galilée, joyau de l'art roman en Lorraine du sud, et un cloître gothique, l'un des plus vastes de l'4est de la France, doté d'une chaire extérieure exceptionnelle et d'une librairie à l'étage. Restaurée après 1944, la cathédrale a reçu un mobilier et des vitraux contemporains signés des plus grands noms de la non-figuration française (Bazaine, Le Moal, Manessier...)

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N° 119 Aqueduc antique de Gorze à Metz 1996

Gorze, aqueduc antique (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Claude Lefebvre. - Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 18 p. : ill., croquis, plans, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 119). 

Les éléments de l'aqueduc antique visibles dans la traversée de la vallée de la Moselle entre les communes d'Ars-sur-Moselle et de Jouy-aux-Arches constituent un ensemble de vestiges parmi les plus spectaculaires de France. Le dédoublement de la canalisation sur la partie aérienne de l'aqueduc et la présence de deux bassins monumentaux à chacune de ses extrémités sont des éléments d'originalité dont l'interprétation n'est pas sans poser quelques problèmes (en particulier le bassin amont avec son aqueduc affluent, son canal de dérivation et ses trois vannes...). D'autant plus ces vestiges ne sont que la partie visible d'un ouvrage dont le développement est essentiellement souterrain. Cet itinéraire fait le point de la question sur le tracé, la datation, le financement de la construction, l'architecture ainsi que sur les politiques successives de restauration.

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N° 120 Fortifications de la place forte de Verdun 1996

Les fortifications de la place de Verdun (1874-1918)/ Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Martin Barros, Airy Durup de Baleine . - Nancy : Inventaire général ; Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 18 p. : ill., plans, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 120). Glossaire p. 18. 

Située aux frontières depuis l’annexion de l’Alsace-Lorraine (1871), Verdun devient un élément majeur du dispositif fortifié mis en place à l’initiative du général Séré de Rivières. De 1873 à 1914, 43 forts et ouvrages sont édifiés sur les hauteurs dominant la ville resserrée autour de sa citadelle. Durant ces 40 années, cette formidable aventure technique et militaire forge et améliore sans relâche une puissante « cuirasse », devenue en 1914 la première et la plus moderne des forteresses françaises. Soumises aux feux de la bataille de Verdun, les fortifications de la place offrent aux combattants des points d’ancrage inespérés au cœur d’un champ de bataille dévasté. Aujourd’hui, ces « lieux de mémoire » aux bétons écrasés, aux cuirasses culbutées, aux casemates éventrées s’offrent comme témoins porteurs des stigmates de la Grande Guerre. Beaucoup dorment encore, leurs cicatrices oubliées sous la végétation.

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N° 121 Thionville, urbanisme et architecture 1996

Thionville, urbanisme et architecture 1900-1939 (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Claire Decomps, collab. Sylvain Chimello, Dominique Laglasse. - Nancy : ADIL ; Metz : Ed. Serpenoise, 1996. - 26 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 121). 

Thionville est une petite ville de garnison enserrée dans un corset de fortifications devenues obsolètes. Le déclassement suivi de la démolition des remparts à partir de 1902, multiplient par six la  surface disponible. Un ambitieux plan d’extension est conçu par l’urbanisme Joseph Stübben, auteur du plan de la ville de Cologne, alors célèbre pour son traité Der Stadtbau (1890) centré sur l’idée de pittoresque. Thionville devient alors un exemple représentatif quoique moins important que Metz) de la germanisation de l’architecture avec un paysage urbain organisé pour répondre aux fonctions tant résidentielles que commerciales, industrielles, militaires et administratives. Environ 250 édifices sont construits avant 1914 selon un règlement très strict, notamment sur les questions d’alignement, de sécurité et de salubrité. L’architecture privée, le plus souvent construite à l’initiative des notables, emprunte aux courants historicistes les plus divers avec une certaine préférence pour le néo-renaissance et le néobaroque. Le néo-roman est absent, contrairement à Metz. Quelques demeures se référent au Jugendstil. Avec le retour de la ville à la France, le programme urbanistique se poursuit sans rupture jusqu’en 1939 (500 édifices). Un grand nombre de ces constructions, intactes aujourd’hui, témoignent d’une réelle recherche architecturale et stylistique.

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N° 122 Rosières-aux-Salines 1997

Rosières-aux-Salines (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Michel Mazerand. - Metz : Ed. Serpenoise, 1997. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 122). 

Etablie non loin de Nancy, sur un bras de la Meurthe, Rosières-aux-Salines doit son nom et sa richesse à l'exploitation des salines ducales, situées là où se dresse aujourd'hui l'unique haras national de Lorraine. Si le château et les fortifications médiévales ont presqu'entièrement  disparu, l'architecture civile du XVIe siècle -au cœur du noyau ancien de la ville- témoigne du rôle de la cité qui devint à la Renaissance le siège d'une prévôté. Au XVIIIe siècle, le transfert vers le sud de l'essentiel de l'activité commerciale et administrative s'accompagna de la construction d'un beffroi, d'une nouvelle mairie et d'une église qui marquèrent fortement le paysage urbain. Située au centre d'un territoire communal particulièrement vaste pourvu d'écarts intéressants, non loin des grandes voies de circulation, Rosières-aux-Salines offre aux visiteurs un patrimoine varié.

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N° 133 Les chapelles de montagne 1997

Les chapelles de montagne (Vosges) / Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Mireille-Bénédicte Bouvet. - Nancy : Inventaire général ; Metz : Ed. Serpenoise, 1997. - 18 p. : ill., carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 133). 

Depuis le Moyen Age, le versant occidental du massif vosgien, émaillé de nombreuses fermes isolées, n'offrait à la piété des fidèles que de rares églises paroissiales situées dans les gros bourgs, au fond des vallées. A partir du XIIe siècle et jusqu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, les initiatives d'ermites puis de pieux donateurs ou de communautés d'habitants permirent l'érection de plus de soixante chapelles et oratoires qui, malgré des vocations diverses, présentent des traits communs, proches de ceux de l'habitat rural. Si l'architecture est modeste et le mobilier d'une grande sobriété, ces édifices nous apprennent beaucoup sur le sentiment religieux des Hautes-Vosges. Ce guide propose la découverte d'un patrimoine vernaculaire jamais ostentatoire, souvent fondu dans le paysage qui allie forêt et activités pastorales.

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N° 146 Habitats fortifiés celtiques autour de Nancy 1997

Les habitats fortifiés celtiques autour de Nancy (Meurthe-et-Moselle) / Direction régionale des Affaires culturellesLorraine, Service régional de l'Archéologie ; réd. Jean-Paul Lagadec. - Metz : Ed. Serpenoise, 1997. - 18 p. : ill., plans, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 146). 

Autour de l'agglomération nancéienne, les hauteurs qui dominent les vallées de la Meurthe et de la Moselle abritent les vestiges d'une dizaine d'habitats fortifiés, édifiés pour la plupart avant la conquête romaine. Les plus important d'entre eux, la Cité d'Affrique de Messein et la Butte Sainte-Geneviève d'Essey-les-Nancy, sont des centres préurbains, résidences d'une aristocratie politique. Parmi leur population, des artisans travaillent le textile, le bois, le fer et le bronze, produisant notamment des objets de parure d'une grande finesse. Les fortifications de ces enceintes, et celle de la Fourasse à Champigneulles, ont la particularité d'être renforcées par des masses impressionnantes de chaux compacte, technique peu commune à l'époque celtique.

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N° 147 Pingusson 1997

Georges-Henri Pingusson architecte, l'oeuvre lorraine / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine, Archives Modernes de l'Architecture Lorraine ; réd. Jean-Philippe Donzé, André Freymann. - Metz : Ed. Serpenoise, 1997. - 18 p. : ill. plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 147). 

Figure incontournable du Mouvement moderne, Georges-Henri Pingusson a réalisé une large part de son œuvre en Lorraine. Etroitement liée aux postes officiels qui lui sont confiés au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale dans l'Est de la France et en Sarre, cette production méconnue permet de mieux cerner la personnalité de ce grand architecte contemporain. D'une vingtaine de réalisations  et de projets extrêmement divers, se dégagent notamment l'église de Boust qui témoigne de ses engagements architecturaux et religieux, et la plan d'aménagement de Briey-la-Forêt conçu en collaboration avec son ami Le Corbusier qui réalisera à cette occasion l'une des cinq Unités d'habitation.

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N° 184 Le Pays de Châtenois 1998

Le Pays de Châtenois (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. François Perrot, collab. Jacqueline Desmons. - Nancy : Inventaire général, 1998. - 18 p. : ill., carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 184). 

A l'ouest du département des Vosges, traversé par l'autoroute A31, le canton de Châtenois rassemble 28 villages et hameaux blottis contre la côte qui, entaillée par les vallées du Vair et de la Vraine, offre ici aux visiteurs le spectacle d'un enchevêtrement de collines boisées. Même s'il a beaucoup souffert des guerres du 17e siècle, le pays conserve un très riche patrimoine civil (châteaux de Sandaucourt et de Dommartin-sur-Vraine) et surtout religieux : abside romane de Vicherey, églises flamboyantes de Rémoville, Aroffe et Vouxey et pas moins de quarante-cinq croix et calvaires des 16e, 17e et 18e siècles tel celui de Dolaincourt (1522). Les églises présentent une abondante statuaire de pierre des 14e, 15e et 16e siècles (sépulcre de Rouvres-la-Chétive) et un bel ensemble de mobilier en bois du 18e siècle (Longchamp-sous-Châtenois). Quant à l'habitat rural traditionnel, il est dans l'ensemble assez bien conservé.

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N° 185 Le château de Marbeaumont, Bar-le-Duc 1998

Bar-le-Duc, le château de Marbeaumont (Meuse) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Catherine Grosjean, Marc Lechien . - Nancy : Inventaire général, 1998. - 19 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 185). 

Construit entre 1903 et 1905, le château de Marbeaumont est la plus importante réalisation de Jules Renard, architecte barrisien formé à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Son commanditaire, Paul Varin-Bernier, un riche banquier, souhaite une demeure imposante, aux références historiques multiplies qui indique le goût de la bourgeoisie de la Belle Epoque pour l'éclectisme. Dans ce château au décor luxueux et bien conservé, chaque pièce nous fait voyager dans une époque différente, de Louis XII à l'Art Nouveau. De la propriété qui se prolongeait au-delà de la rue du stade, ne subsiste aujourd'hui que le château. Les communs, incendiés en 1944, ont été rasés, le parc a été amputé pour la construction d'un stade et de bâtiments publics. En 1980, le château est inscrit sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques. La médiathèque, installée depuis 1996, le rend désormais accessible au public.

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N° 186 Verreries du Pays de Bitche 1998

Verreries du Pays de Bitche (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Marie Gloc-Dechezleprêtre. - Nancy : Inventaire général, 1998. - 18 p. : ill., cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 186). Glossaire. 

Le sable, la fougère et le bois disponibles en grande quantité dans la partie couverte du Pays de Bitche ont favorisé le développement d'une activité verrière dès le XIVe siècle, sous la forme de verreries itinérantes. Cette industrie se sédentarise à partir du XVIIIe siècle. Meisenthal, Goetzenbruck et Saint-Louis-les-Bitche développent des lors une production abondante et diversifiée : gobeleterie, optique, verrerie et cristaux d'art. La période Art Nouveau donne lieu à un renouvellement des formes et du décor. Autour des usines se développent des villages de verriers caractérisés par leur appartenance à l'architecture locale. Outre le patrimoine bâti, c'est la qualité et la diversité des productions comme des techniques de fabrication que cet Itinéraire propose de découvrir.

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N° 187 Nancy, le parc de Saurupt 1998 (épuisé)

Nancy, le Parc de Saurupt (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Vincent Bradel, Francis Roussel. - Nancy : Inventaire général, 1998. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 187). 

A la ville et à la campagne, tel se veut le Parc de Saurupt, un ambitieux lotissement de villas lancé aux confins du territoire nancéien au tout début du XXe siècle. Pour attirer et satisfaire la clientèle la plus exigeante, les promoteurs s'entourent des meilleurs spécialistes locaux, au premier rang desquels figurent tous les architectes ayant participé à la fondation de l'Ecole de Nancy. Cependant les amateurs se font attendre, et le projet doit bientôt s'ouvrir à des constructions plus modestes. Du moins, ce premier échec commercial va-t-il permettre au Parc de Saurupt d'accueillir, aux côtés de quelques réalisations Art Nouveau désormais bien connues, une production Art Déco de très grande tenue qui participe largement à la qualité de ce quartier tout à la fois très singulier et très représentatif de la production architecturale nancéienne de la première moitié du siècle.

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N° 197 Nancy, Villa Majorelle, 1999

Nancy, Villa Majorelle (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Roselyne Bouvier, Francis Roussel. - Nancy : Inventaire général, 1999. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 197).

Maison d’artiste pour un artiste, la villa Majorelle est un témoin architectural exceptionnel de l’architecture Art Nouveau. Connue aussi sous le nom de “villa J.K.”, initiales du nom de jeune fille, Jane Kretz, de Mme Louis Majorelle, cet édifice est le résultat d’une étroite collaboration entre Henri Sauvage, un jeune architecte parisien, et un ensemble de décorateurs dont le commanditaire Louis Majorelle est le fédérateur. Bien que située en marge du milieu nancéen sa construction aura une influence décisive sur l’architecture de l’Ecole de Nancy.

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N° 198 Nancy, Chambre de Commerce et d'Industrie de Meurthe-et-Moselle, 1999

Nancy, Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Roselyne Bouvier, Joëlle Moyne, Francis Roussel. - Nancy : Inventaire général, 1999. - 18 p. : ill., plans, cartes ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 198).

Au lendemain de la guerre de 1870 Nancy est le siège d’une activité économique et artistique sans précédent.?La construction de la Chambre de Commerce de Nancy traduit ce dynamisme et l’engagement des ses responsables dans la modernité. “Monument dont le modern-style discret fait très bonne figure [...] les motifs décoratifs en sont sobrement et discrètement traités comme il convient dans une maison qui doit être le temple des affaires”, cet édifice construit de 1906 à 1909 par les architectes Emile Toussaint et Louis Marchal est un des derniers témoins de l’architecture Art Nouveau à Nancy.?Les cinq vitraux du rez-de-chaussée réalisés par le peintre verrier Jacques Gruber constituent un ensemble exceptionnel de l’Ecole de Nancy.

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N° 199 Nancy, Maison Bergeret 1999

Nancy, Maison Bergeret (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Roselyne Bouvier, Francis Roussel. - Nancy : Inventaire général, 1999. - 18 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 199).

Albert Bergeret, imprimeur de cartes postales, est un des symboles du dynamisme de l’industrie lorraine au début du XXe siècle. Construite en 1903 par Lucien Weissenburger la maison Bergeret peut être considérée comme un des manifestes de l’Art Nouveau à Nancy. Le commanditaire, l’architecte et les décorateurs : Jacques Gruber, Louis Majorelle, Victor Prouvé et Eugène Vallin appartiennent à l’Alliance provinciale des industries d’art qui “tient à mettre spécialement en lumière le caractère de beauté et les avantages du décor inspiré par l’observation directe des être et de la vie”. Si l’architecture est encore tributaire des styles historiques la décoration est une brillante démonstration du savoir-faire de l’Ecole de Nancy.

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N° 220 Le château et le parc de Gerbéviller 2000

Le château et le parc de Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Sébastien Obrecht. - Nancy : Inventaire général, 2000. - 24 p. : ill., plan ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 220).

Situé au cœur de la vallée de la Mortagne, le château de Gerbéviller possède un des plus beaux parcs paysagers de France, dessiné en 1816 par Louis-Martin Berthault, architecte de l'Empereur. Le parc de 16 hectares qui s'étend à l'échelle du paysage, intègre comme fabrique deux édifices du 17e siècle, attribués à Clément Métezeau : le Pavillon Rouge et le Nymphée (classés Monuments Historiques depuis 1996). En marge du parc, un vaste potager en chambres fut construit dans la seconde moitié du 19e siècle. Il accueille aujourd'hui les plantations de la société d'horticulture de Lunéville. L'ancien jardin d'hiver fut intégré dans la création en 1999, d'un jardin 1900. Devant le château reconstruit après la première guerre mondiale par Albert Laprade s'élève "la chapelle palatine", ancienne chapelle funéraire qui fut profondément remaniée dans la seconde moitié du 19e siècle pour accueillir le pape Pie IX. Le parc est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1995.

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N° 234 Sites de hauteurs gaulois et gallo-romains des environs de Saint-Dié 2001

Sites de hauteur gaulois et gallo-romains des environs de Saint-Dié (Vosges) / Direction régionale des Affaires culturelles de Lorraine, Service régional de l'Archéologie ; réd. Karine Bouchet, Olivier Caumont. - Nancy : Inventaire général, 2000. - 24 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 234).

Autour de l’agglomération déodatienne, plusieurs sites archéologiques occupent les hauteurs situées de part et d’autre du cours supérieur de la Meurthe.?Leur protection naturelle est accrue par la construction d’imposants remparts utilisant la terre, le bois et la pierre. Les découvertes effectuées sur ces sites permettent d’appréhender les manières d’habiter, les activités artisanales, les croyances et les pratiques funéraires des populations gauloises et gallo-romaines de cette zone de moyenne montagne au contact de la plaine d’Alsace et du plateau lorrain.

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N° 247 Montiers-sur-Saulx, l'abbaye et la fonderie d'Ecurey 2001

Montiers-sur-Saulx, l'abbaye et la fonderie d'Ecurey (Meuse) / Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset, Catherine Durepaire  - Nancy : Inventaire général, 2001. - 32 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 247). Glossaire p. 32.

Située sur la Saulx, entre Montiers et Morley, l’abbaye d’Ecurey fut fondée par Geoffroy III, sire de Joinville, en 1142 ou 1144, et appartenait à l’ordre de Cîteaux. L’église et les bâtiments claustraux furent démolis en 1791, pour ne laisser survivre que le logis abbatial, l’hôtellerie et les locaux de ferme. Ces bâtiments furent acquis en 1796 par Jean-Baptiste Vivaux qui les transforma en exploitation agricole. Un haut fourneau fut construit en 1842. La famille Salin acquit le site en 1876, agrandit la fonderie de 1882 à 1901. La spécialité de l’usine était la fonte d’ornement. Cette activité cessa progressivement vers 1960 et fut remplacée par le coulage de fontes pour l’industrie. L’usine ferma en 1986.

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N° 248 Laneuveville-devant-Nancy - Jarville-la-Malgrange, le château et le parc de Montaigu 2001

Laneuveville-devant-Nancy - Jarville-la-Malgrange, le château et le parc de Montaigu (Meurthe-et-Moselle)/ Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Christophe Sene, Sabine Bouchy.  - Nancy : Inventaire général, 2001. - 32 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 248).

Situé à quelques kilomètres de Nancy, le château de Montaigu offre aux visiteurs un exemple de ces demeures à la campagne que firent construire tout autour de leur ville les nancéiens fortunés. Attesté dès le 17e siècle, à proximité de l’ermitage de Montaigu qui lui donna son nom mais aussi du château ducal de la Malgrange, l’édifice fut reconstruit au 18e siècle puis modifié au cours des 19e et 20e siècles par Albert Jasson puis Pierre Lebourgeois tout en conservant son « esprit 18e siècle ». La décoration intérieure, refaite à la suite d’un incendie, est aujourd’hui le témoin de la personnalité du dernier propriétaire privé, Edouard Salin, ingénieur métallurgiste mais surtout archéologue, qui s’entoura des conseils d’Adrien Karbowsky. Le château aujourd’hui propriété de la Communauté Urbaine du Grand Nancy abrite des collections de mobilier et de pièces archéologiques léguées par E. Salin au Musée historique Lorrain. Le parc conserve encore des dispositions anciennes. Le château, la chapelle et le parc sont protégés au titre des Monuments Historiques.

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N° 251 Thionville, la tour aux Puces 2001

Thionville, la tour aux Puces (Moselle) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Claire Decomps, Sylvain Chimello. - Nancy : Inventaire général, 2001. - 32 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 251).

Située en bordure de la Moselle, au coeur de la « Cour du château », premier noyau de Thionville, la tour aux Puces est un édifice emblématique dont les origines sont mêlées à de nombreuses légendes et qui témoigne par son histoire mouvementée du destin d’une ville-frontière très convoitée.

Erigée à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle pour servir de donjon au château des comtes de Luxembourg, la tour présente un plan à quatorze côtés aussi remarquable que singulier. Siège de la prévôté à partir de 1292, elle est l’objet de nombreuses modifications, notamment à la fin du XVIe siècle lors de sa transformation en magasin d’artillerie par les Espagnols. Elle est ensuite aménagée en prison militaire par les Français au XVIIIe siècle, puis « restaurée» et transformée en musée sous l’occupation allemande. Protégée Monument Historique, elle abrite aujourd’hui le Musée du Pays Thionvillois.

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N° 252 Le canton de Montiers-sur-Saulx 2001

Le canton de Montiers-sur-Saulx (Meuse) / Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Simone Collin-Roset, collab. Pascal Thiébaut  - Nancy : Inventaire général, 2001. - 32 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 252).

Situé au sud de la Meuse, le canton de Montiers-sur-Saulx est bordé par ceux d'Ancerville, Ligny-en-Barrois et Gondrecourt-le-Château, et par le département de la Haute-Marne.

La Saulx, coulant du sud-est au nord-ouest, traversant les prairies ou longeant les forêts, contribue pour beaucoup au charme du canton qui est riche, par ailleurs, de plusieurs églises anciennes et d'un intéressant mobilier religieux.

L'abondance des minerais de fer fit que l'industrie métallurgique y connut un essor magnifique dont ne subsiste plus aujourd'hui que la fonderie de Dammarie.

Le massif forestier est considérable, la nature du sol convenant particulièrement au développement du hêtre, mais on y trouve aussi les espèces courantes, et des essences précieuses.

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N° 283 Le site archéologique du Mont Saint-Germain (Châtel-Saint-Germain) 2003

Le site archéologique du Mont Saint-Germain (Châtel-Saint-Germain, Moselle) / Direction régionale des Affaires culturelles de Lorraine, Service régional de l'Archéologie, Service régional de l'Inventaire ; réd. Wulfran Fortin, Jacques Guillaume, Claude Lefebvre, Gérard Quiram, Patrick Sibert, Alain Wieczorek. - Nancy : Inventaire général ; Metz : ADRAL, 2003. - 32 p. : ill., plans, carte ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 283).

A une dizaine de km à l'ouest de Metz, le Mont Saint-Germain domine le village de Châtel-Saint-Germain. Des fouilles archéologiques, conduites pendant vingt-cinq ans, ont révélé une large occupation du Néolithique au 18e siècle, caractérisée par une fonction militaire précoce, dès l'époque gauloise jusqu'au grand château fort du 13e siècle, aujourd'hui ruiné. Dès le 11e siècle, un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Vincent de Metz s'installe sur le promontoire au milieu d'une nécropole mérovingienne qui est réutilisée jusqu'à la fin du Moyen Age. Ce cimetière, établi sur un site de hauteur, est un fait assez exceptionnel dans la Gaule des 6e et 7e?siècles.

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N° 284 Marsal 2003

Marsal est situé au sud du département de la Moselle, dans la haute vallée de la Seille qui doit son nom à ses nombreuses sources salées. Le sel y est exploité, quasiment sans discontinuité, de l'Age du bronze au milieu du XVIIe siècle lui assurant une longue prospérité. Soumise depuis le XIIIe siècle aux convoitises des évêques de Metz et des ducs de Lorraine, puis à partir du XVIe siècle à celle du roi de France, Marsal devient une place forte dont l'importance stratégique évolue au cours du temps, au même rythme que le tracé de la frontière Est de la France.

Aujourd'hui paisible village, Marsal n'en possède pas moins d'importants vestiges de ce passé mouvementé (architecture militaire du XVIIe  au milieu du XIXe siècle, architecture civile de la Reconstruction) ainsi qu'une collégiale remontant au XIIe siècle, témoin majeur de l'architecture religieuse du département.

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N° 285 Remiremont, l'abbatiale Saint-Pierre 2003

Remiremont, l'abbatiale Saint-Pierre (Vosges) / Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Lorraine ; réd. Mireille-Bénédicte Bouvet, Pierre Heili. - Nancy : Inventaire général, 2003. - 32 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 285).

Au sud du massif des Vosges, située au cœur du quartier canonial de Remiremont, l'ancienne abbatiale Saint-Pierre de Remiremont, aujourd'hui église paroissiale Notre-Dame est le témoin d'une histoire indissociable, jusqu'à la Révolution, de celle du chapitre des dames chanoinesses dont elle fut pendant dix siècles le principal lieu cultuel. Elle abrite encore de nos jours la statue de Notre-Dame du Trésor, objet d'une grande vénération.

Les études menées lors de récentes restaurations ont permis de mieux connaître la chronologie de l'édifice et ont mis au jour un ensemble de peintures murales dans la crypte qui constitue l'un des éléments majeurs de l'édifice classé au titre des Monuments Historiques depuis 1984.

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N° 310 L'ancien hôtel de l'Intendance, préfecture de la Moselle et de la région Lorraine, 2006

L'Hôtel de l'Intendance, préfecture de la Moselle et de la région Lorraine, Metz (Moselle) / Inventaire général du patrimoine culturel, Région Lorraine ; réd. Claire Decomps. Nancy : Inventaire général, 2006. - 32 p. : ill., plans ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine ; 310).

Premier édifice de ce type élevé en France, l’hôtel de l’Intendance de la généralité de Metz est édifié entre 1738 et 1742 par les architectes Jacques Oger et Barthélemy Bourdet, au Petit Saulcy, à l’initiative du maréchal de Belle-Isle, gouverneur de la province, s’inscrivant alors dans un programme urbanistique particulièrement novateur. En grande partie ruiné par un incendie, il est reconstruit en 1806 à la demande de Napoléon Ier pour accueillir la Préfecture du département de la Moselle, décision symbolique consacrant la permanence de l’Etat à travers les régimes successifs. Son mobilier, qui comprend plusieurs pièces de grande qualité, illustre bien l’évolution des goûts et des pratiques en vigueur dans un édifice public à vocation officielle.

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Pour se procurer les publications vous pouvez vous adresser :

En Lorraine, aux libraires de votre ville, au Musée lorrain (Nancy), aux musées du département de la Moselle (publication de la Moselle), au musée de Saint-Dié (publication : Est Vosges), à l'accueil du site de Grand (publications : ouest Vosges)

A Paris, à la librairie du Louvre, à la librairie de Monum (hôtel de Sully)

Par correspondance, au service régional de l'Inventaire du patrimoine culturel de Lorraine, 29, rue du Haut-Bourgeois 54000 Nancy (prévoir des frais de port)

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